Mouvement Mondial de Désobéissance Civile

Histoire véritable de la Désobéissance civile

Nous considérons que l'un des premiers éléments qui puissent nous permettre de bien nous diriger,est de connaître la véritable histoire de ce que nous appelons "La Désobéissance Civile".

 

Pour cela,nous devons réécrire l'histoire,car nos livres d'histoires sont remplis de faussetées,de mensonges et de retraits!

Voici donc comment nous,les Défenseurs de la Terre,voyons la Véritable histoire de la désobéissance civile:

 

Un monde se meurt,mais pourtant nous prenons le temps de le faire!

Nous devons mettre en garde le monde ,contre ce capitalisme qui donne la mort pour prendre le profit!

En ce début du 21 ième siècle,les valeurs humaines de base sont menacées en même temps que toute forme de vie sur cette planète!

Ici nous citons Carole Heinen:

"L'aliénation, l'assujettissement au profit du matérialisme est une conséquence de l'expansion du capitalisme inhumain insatiable.

Ils participent de la « supériorité » économique, venue répandre, comme il se conforte à le dire, les bienfaits libérateurs de la religion chrétienne et post colonial,le lègue d'un héritage de civilisation.

Dispensateur de ces préceptes idéologiques discriminatoires, il revendique la légitimité matérielle en contrepartie.

Non satisfait de la mystification, de l'avilissement et de la matérialisation de l'humain, l'exactitude de leurs confirmations délétères se devait d'être légitimée institutionnellement.

Le débat pernicieux conflictuel opposant l'Idée de Liberté contre les Intérêts Acquis doit être une reviviscence rétrospective révisionniste tournée vers le future."

 LES GRANDS PERSONNAGES QUI ONT MARQUÉS LA LUTTE POUR LA LIBERTÉ DES HUMAINS


MOISE

 

xiiie s. avant J.-C.), personnage biblique, prophète, libérateur, législateur et chef du peuple hébreu.

 

 

 

Dans la tradition biblique, Moïse est considéré comme un prophète inégalé, favorisé par des révélations directes. Il est l'intermédiaire reconnu entre Dieu et le peuple élu. Il est l'intercesseur qui souffre pour ses protégés. Mais le trait dominant de ce personnage biblique demeure son action législative : on parle de la « loi de Moïse » ou de la « loi mosaïque ».

Les Hébreux au pays de Pharaon

À l'époque de la naissance de Moïse, les douze tribus hébraïques, issues des douze fils de Jacob, sont installées en Égypte ; les descendants d'Abraham ont en effet fui le pays de Canaan, terre promise par Dieu à la postérité du patriarche. Après l'extinction de la génération de Joseph (fils de Jacob), qui entre-temps s'était multipliée et avait prospéré dans le pays d'accueil, « un autre roi se leva sur le pays qui ne connaissait pas Joseph » (Exode I, 8). Le nouveau souverain ne se sent plus lié par les mêmes engagements que son prédécesseur à la lignée de Jacob (Genèse XVII, 5-6). Voyant en elle une menace potentielle, il considère d'un mauvais œil la prospérité et la puissance du peuple des enfants d'Israël, et commence à « l'accabler de labeurs » (Exode I, 9-11). Mais, bientôt insatisfait des effets d'une telle politique, il ordonne l'extermination de tous les nouveau-nés mâles.

Moïse tiré des eaux

C'est dans ce contexte de persécutions contre son peuple que Moïse, issu d'une famille de la tribu de Lévi, vient au monde. Les exégètes s'accordent à situer l'événement vers le xiiie s. avant J.-C. Le texte biblique est assez succinct quant aux premières années de la vie de Moïse, puisqu'il ne lui consacre que dix versets, dont le mystère a nourri les interprétations les plus diverses de la part des commentateurs. Ces versets rapportent comment sa mère, Yokebed (épouse du lévite Amram et déjà mère d'Aaron et de Myriam), ne pouvant cacher le nouveau-né au-delà de trois mois, le dépose, couché dans une corbeille enduite de poix, sur les rives du fleuve, sous la surveillance de sa sœur aînée Myriam. La fille du pharaon, venue se baigner, découvre alors l'enfant ; l'ayant adopté, elle le rend, contre salaire, aux soins nourriciers de sa véritable mère. Ayant grandi, l'enfant retourne chez sa mère adoptive, qui le nomme Moïse « parce que, dit-elle, je l'ai tiré des eaux » (Exode II, 1-10), mais ce nom d'origine égyptienne signifie « fils de ».

Les versets suivants rapportent comment, adulte, Moïse lie son sort à celui des Hébreux. En effet, après avoir été élevé à la cour du pharaon, c'est-à-dire loin des siens, Moïse se rend parmi ses frères et découvre leurs souffrances. En prenant fait et cause pour eux, il rompt avec son enfance et sa jeunesse. Dans un geste qui révèle à la fois l'élan de sa révolte et son exigence de justice, il frappe à mort un Égyptien, pour l'avoir vu porter la main sur un Hébreu (Exode II, 11-12).

La révélation divine

Contraint de fuir, Moïse se réfugie dans le désert des Madianites, où il sauve les filles de Jethro (appelé parfois Reuel [Raguel] ou Hobab), menacées par des bergers. En signe de gratitude, le prêtre Jethro l'invite à séjourner chez lui et lui donne l'une de ses filles pour épouse.

Au cours de ce séjour, Dieu apparaît pour la première fois aux yeux de Moïse : il se manifeste sous la forme d'un Buisson ardent (flambant sans se consumer) et lui révèle son nom, Yahvé ; il lui confie la mission de délivrer son peuple et de le guider vers Canaan, le « pays ruisselant de lait et de miel » (Exode III). Moïse rentre donc en Égypte.

Commence alors pour Moïse, secondé par son frère Aaron, une longue et pénible confrontation avec Pharaon (Exode V à XII), qui refuse obstinément de rendre leur liberté aux Hébreux. Dieu ayant infligé les « dix plaies » aux Égyptiens, Pharaon est contraint de céder. Dieu annonce à Moïse : « Je parcourrai le pays d'Égypte cette même nuit ; je frapperai tout premier-né dans le pays d'Égypte […]. » En même temps, il ordonne aux Hébreux d'égorger un agneau par foyer, de le consommer en toute hâte et de badigeonner de son sang les poteaux et les linteaux de leur maison : « […] et le sang sera pour vous un signe sur les maisons où vous habitez : et je verrai le sang et je passerai par-dessus vous, et il n'y aura pas sur vous de destruction lorsque je sévirai sur le pays d'Égypte » (Exode XII, 12-13). Pour sa part, le fils de Pharaon n'échappe pas à la sanction divine, et cette nuit, funeste pour l'Égypte, marque pour les Hébreux le début de leur délivrance. Aujourd'hui encore, l'épisode est commémoré chaque année par les juifs à l'occasion de la Pâque (qui signifie en hébreu « passer par-dessus »), pendant laquelle il est de tradition de lire et de commenter la Aggada (ensemble des textes du Talmud se rapportant entre autres à la sortie d'Égypte).

L’Exode vers la Terre promise

Dans la nuit du 15 Nisan selon la Tradition juive, les Hébreux entament enfin leur longue pérégrination, précédés par une colonne de feu qui leur indique la direction du pays de Canaan. Leur exode est ponctué de phénomènes à caractère plus ou moins surnaturel, tel le passage de la mer Rouge (Exode XIV), qui s'ouvre devant le peuple de Moïse pour se refermer sur ses poursuivants égyptiens, ou l'apparition de la manne (Exode XVI), une nourriture miraculeuse dispensée par Dieu en plein désert.

Philippe de Champaigne, Moïse et les Tables de la Loi
Philippe de Champaigne, Moïse et les Tables de la Loi

Mais l'événement crucial du livre de l'Exode est la révélation divine au mont Sinaï : Dieu, ayant choisi Moïse pour faire connaître son message, lui donne le Décalogue (les « Dix Commandements » gravés sur les Tables), noyau de la Torah. Loi morale, politique et rituelle, la Torah scelle le pacte conclu entre Dieu et son peuple, conduit par Moïse : le respect des préceptes qu'elle contient est la condition de l'accès des Hébreux à la Terre promise, limitée par la « mer des Joncs » (la mer Rouge), la « mer des Philistins » (la mer Méditerranée), le « désert » (la Syrie) et le « fleuve » (l’Euphrate).

Toutefois les Hébreux, impatients et indociles, en viennent à mettre en doute la crédibilité des paroles de Moïse et des promesses du Dieu invisible (Nombres XIII) ; ils pressent Aaron de leur confectionner une idole qu’ils adorent sous la forme d’un veau d'or (Exode XXXII) et contestent l'autorité de Moïse lors de la révolte de Korah (Nombres XVI). Tout cela leur vaut la colère de Dieu, qui les condamne à errer dans le désert pendant quarante années, avant de pouvoir entrer dans le pays de Canaan, soit le temps nécessaire au remplacement d'une génération d'esclaves par une génération d'hommes libres, instruits dans la Loi et prêts à assumer l'Alliance conclue sur le mont Sinaï.

Comme les Hébreux de sa génération, à l'exception de Caleb et de Josué, Moïse ne foulera pas le sol de la Terre promise. Sur ordre de Dieu, il confie le soin d'achever la tâche entreprise au fils de Nun, Josué. La conquête de Canaan s'effectue donc sous le commandement de ce dernier, qui aura notamment à lutter contre les Philistins. De son côté, Moïse a tout juste le temps de jeter un regard sur la Terre promise, du haut du mont Nébo, où il s'éteint à l'âge de cent vingt ans. Le Pentateuque se clôt sur cette phrase : « Il ne s'est plus levé sur Israël de prophète tel que Moïse, que le
Seigneur a connu face à face » (Deutéronome XXXIV).

 

 


SPARTACUS

 

Statue représentant Spartacus.

Spartacus est un esclave et un gladiateur thrace. Il dirige la Troisième Guerre servile en Italie du Sud entre -73 et -71. Les détails de cette révolte d'esclaves sont bien connus, par un chapitre de l'historien romain Florus dans son Abrégé d'Histoire romaine, repris dans les Guerres civiles de l'historien grec Appien. Un autre historien romain, Eutrope, en a fait un bref résumé au IVe siècle dans son Abrégé d'histoire romaine. Son histoire est célèbre entre autres grâce au film de Stanley Kubrick réalisé en 1960.

Né peut-être vers -100, Spartacus est un Thrace de naissance libre, originaire de la tribu des Maides, installée dans le sud-ouest du pays, près du fleuve Strymon, selon Plutarque. S'il n'a pas été rebaptisé par un maître, Spartacus peut correspondre à un patronyme thrace — « Spartokos » ou « Spardokos » — et au nom d'une ville de Thrace, Spartakos. La plupart des sources antiques en font un berger, mais certaines affirment qu'il appartient à une famille princière[1]. Appien indique sans grande précision que Spartacus a servi dans une légion, qu'il a été fait prisonnier de guerre et vendu. On peut supposer qu'il ait été enrôlé de force comme auxiliaire, et qu'il soit un déserteur repris et vendu comme gladiateur. Conduit à Rome pour y être vendu, il est acheté par un laniste (marchand de gladiateurs), Caius Cornelius Lentulus Vatia, qui l'emmène dans son école à Capoue. D'après Plutarque, sa femme, qui est « originaire de la même tribu que lui » et « devineresse sujette aux transports dionysiaques », l'accompagne à Rome quand il est vendu, puis durant la révolte. Prêtresse de Dionysos, elle peut avoir joué un rôle important dans le déclenchement de la révolte.

À l'été -73, 200 gladiateurs de l'école de Lentulus Battiatus complotent pour retrouver la liberté, mais sont dénoncés. Prenant les devants, entre 70 et 78 gladiateurs[4] réussissent à s'évader. Après s'être emparés de chariots transportant un stock d'armes destinées à une autre école de Capoue, ils ne se dispersent pas, mais traversent la Campanie en direction de la baie de Naples, où ils sont rejoints par de nombreux travailleurs agricoles — esclaves fugitifs et hommes libres — des latifundia et se réfugient sur les pentes du Vésuve. Trois hommes sont élus chefs, Spartacus, Crixus et Oenomaüs. Spartacus, un parmularius (ou thrace) ou un mirmillon selon Florus, et ses compagnons parviennent à vaincre les quelques gardes régionales envoyées par la ville de Capoue et complètent ainsi une réserve d'armes. Pour subvenir à ses besoins, la petite armée commence à organiser des razzias sur les exploitations agricoles de la Campanie. Spartacus ne cesse alors d'attirer non seulement des esclaves, mais aussi des petits paysans et des bergers, formant ainsi une armée.

L'armée servile bat alors 3 000 Romains commandés par le prêteur Gaius Claudius Glaber grâce à une ruse de Spartacus. En effet, ce dernier fuit le volcan où il était assiégé par un versant raide et avec l'aide d'échelles faites à partir de sarments de vignes. Dès lors, Spartacus rassemble de plus en plus de combattants. Rome ne le reconnaît pas en tant que menace et le sous-estime grandement. Les autorités romaines n'envoient d'abord que deux nouvelles légions dirigées par deux autres prêteurs pour stopper sa rébellion. Les autres légions sont accaparées par la révolte de Sertorius en Hispanie et le conflit contre Mithridate VI en Orient.

À ce moment, l'armée des esclaves se sépare. 30 000 hommes suivent le gladiateur Crixus en Apulie et le gros des troupes monte vers le nord par les Apennins. Tandis que Crixus est tué et que ses troupes sont massacrées lors d'un premier engagement vers le Mont Gargano, Spartacus vainc dans le Picenum les légions engagées contre lui et dirigées par le consul Lucius Gellius Publicola, soit 16 000 Romains mis en déroute. Pour venger la mort de Crixus, Spartacus organise des jeux funèbres durant lesquels 300 soldats romains faits prisonniers sont contraints de s'entretuer dans un combat de gladiateurs.

Spartacus se dirige ensuite vers Modène dans la plaine du Pô, vainc l'armée du proconsul de Gaule cisalpine devant la ville et fait demi-tour vers le sud de l'Italie. Il vainc à nouveau les armées consulaires et s'installe à Thurii. De là, il commerce avec les peuples de la Méditerranée, fait des réserves d'armes, de bronze et de vivres. Il part ensuit pour le Rhegium. Son objectif est de passer en Sicile pour ranimer la Deuxième Guerre servile qui avait ravagé cette île en -100. Mais les pirates ciliciens, avec qui Spartacus avait passé un accord, le trahissent et Spartacus se trouve coincé à la pointe de l'Italie.

Pendant ce temps, le Sénat romain confère à Crassus, riche et ambitieux, le commandement d'une armée de quatre légions. Crassus engage les opérations, et finance une armée supplémentaire composée de six nouvelles légions de vétérans sur ses deniers personnels. Il ne cherche pas à engager le combat avec l'armée de Spartacus, dont il se contente de contrecarrer les raids lancés dans un but de ravitaillement.

Un de ses légats, désobéissant à ses ordres, attaque une partie des troupes de Spartacus avec deux légions (8 000 hommes), et subit un désastre. Pour faire un exemple et impressionner les esprits, Crassus n'hésite pas à remettre en usage un châtiment qui n'était plus pratiqué, celui de la décimation (un dixième du premier rang, principalement responsable de la déroute, furent donc fouettés puis exécutés).

Crassus entreprend de bloquer Spartacus dans le Rhegium par une ligne de retranchements de 55 km de long. Spartacus réussit à forcer le blocus par une nuit de neige avec peu de visibilité. Mais il est poursuivi par l’armée de Crassus et subit quelques petites défaites. Installé dans le Bruttium, il vainc trois légions romaines. Ses hommes, échauffés par les dernières victoires, veulent battre définitivement l'armée de Crassus. L'affrontement a lieu en Lucanie et Crassus bat les révoltés. Avant la bataille, selon Plutarque, comme on lui amène son cheval, il égorge l'animal en disant : « Vainqueur, j'aurai beaucoup de beaux chevaux, ceux des ennemis ; vaincu, je n'en aurai pas besoin ». Puis il tente de se porter contre Crassus, mais ne peut l'atteindre et tue deux centurions qui l'attaquaient. Alors que ses compagnons prennent la fuite, encerclé par de nombreux adversaires, Spartacus meurt les armes à la main en -71. Son corps ne fut jamais formellement identifié.

La répression est sanglante : 6 000 esclaves sont crucifiés sur la Via Appia, entre Rome et Capoue. De plus, Pompée, entre-temps rappelé d'Espagne par le Sénat, massacre 5 000 esclaves en fuite dans le nord de l'Italie. À la fin, Pompée recevra les honneurs tandis que Crassus sera laissé dans l'ombre. Néanmoins, l'année suivante, ces deux hommes sont promus consuls alors qu'ils n'ont pas respecté le cursus honorum.

Outre les qualités d'organisateur et de meneur que Appien prête à Spartacus, plusieurs raisons matérielles peuvent expliquer le succès initial et la durée de sa révolte :

  • L'insuffisance des premières forces romaines engagées contre lui, qui ne tiennent pas le choc contre ses troupes : au plus fort de ses batailles, l'armée de Spartacus comptera près de 120 000 combattants.
  • La situation politique (Rome intervenant sur d'autres fronts) qui freine une mobilisation plus efficace.
  • La situation sociale en Italie du Sud, région de grands latifundia (exploitations agricoles) exploitant durement des masses d'esclaves, qui purent se joindre à la révolte.
  • En revanche, Appien note l'isolement de Spartacus, aucune cité ne le soutenant, par crainte que la rébellion ne s'étende à leurs esclaves.

 

William Walace

Statue de William Wallace au château d'Edimbourg,en Écosse.

Sir William Wallace (surnommé « William Braveheart Wallace » ) est un chevalier écossais né en 1270 à Ellerslie et mort le 23 août 1305 à Londres. Il mena son peuple contre l'occupation des Anglais sous le roi Édouard Ier d'Angleterre. Son rôle pendant les guerres d'indépendance de l'Écosse fut tellement décisif pour le sort de son pays que sa vie prit une dimension légendaire.

Au temps de la naissance de William Wallace, le roi Alexandre III d'Écosse régnait depuis 20 ans sur l'Écosse. Son règne avait été une période de paix et de stabilité économique, et il avait repoussé avec succès les demandes incessantes de suzeraineté du roi d'Angleterre. En 1286, Alexandre III meurt d'une chute de cheval; aucun de ses enfants ne lui avait survécu. Les lords écossais déclarèrent sa petite fille Margaret alors âgée de 3 ans, reine. À cause de son âge, ils mirent en place une régence, les Gardiens de l'Écosse, pour assurer l'administration de l'Écosse jusqu'à ce qu'elle soit en âge de gouverner. Le roi Édouard Ier mit à profit l'instabilité potentielle pour signer avec les lords le traité de Birgham, promettant de marier son fils Édouard à Margaret, sous réserve que l'Écosse demeure une nation indépendante. Mais Margaret tombe malade et meurt en 1290, à 8 ans sur le chemin de sa Norvège natale vers l'Écosse. Pas moins de treize prétendants au trône se manifestèrent presque immédiatement ce qui mène à la crise de succession écossaise.

John Balliol avait des droits certains sur le trône. Cependant, les Écossais voulaient un arbitre extérieur pour décider de la question, de façon à éviter les accusations de partialité. De façon tout à fait déraisonnable, ils en appelèrent au roi Édouard Ier pour décider. Au lieu d'arriver comme un arbitre indépendant, il vint à la frontière anglo-écossaise avec une grande armée, et annonça qu'il était venu en seigneur pour régler une dispute dans un État vassal, forçant tous les rois potentiels à lui rendre hommage. Après avoir entendu chaque serment, Édouard choisit Balliol en 1292 pour régner sur « l'État vassal d'Écosse ». En mars 1296, Balliol renie son serment et s'allie avec le royaume de France. Rapidement vaincu, le 7 juillet, il renonce au traité avec la France et le 8 juillet 1296 à Montrose il résigne son royaume au profit du roi d'Angleterre [3].

William Wallace apparaît dans l'histoire en assassinant le shérif anglais de Lanark pour venger la mort de sa bien aimée (nommée Marion Braidfute selon la tradition). En raison de ce crime, il est mis hors la loi et se réfugie dans les bois où il est bientôt rejoint par une trentaine de compagnons avec lesquels il massacre la garnison anglaise de Lanark (en mai 1297). C'est le signal de la rébellion. De grands seigneurs ne tardent pas à se joindre à lui, William Douglas, qui devient son lieutenant, Robert Wishart, évêque de Glasgow qui parvient à rallier James Stewart le Grand Sénéchal à la cause et bientôt Robert Bruce le Jeune rompant par là la réputation d'anglophilie de la famille Bruce. Et c'est avec une armée que Wallace met le siège devant Dundee au mois d'août 1297. Le comte de Surrey et Hugh Cressingham, trésorier, réagissent et placent leur troupe à Stirling coupant ainsi Wallace de ses arrières.

William Wallace rompt alors le siège et se dirige vers Stirling. Mais lorsqu'il arrive, les Anglais sont déjà solidement positionnés et plus nombreux – 6 350 fantassins et 350 cavaliers contre 6 000 fantassins dotés de lances et 180 cavaliers écossais[4]. La situation semble désespérée pour les Écossais qui parviennent cependant à profiter de la maladresse d'un chevalier anglais qui souhaitait engager le combat prématurément. Suite à ce renversement de situation, les Anglais perdent 3 000 hommes dont plus de 100 chevaliers. La victoire écossaise est éclatante.

Quelques villes ne tardent pas à ouvrir leurs portes dont : Aberdeen, Dundee, Perth, Stirling, Édimbourg, Roxburgh, Berwick. Wallace dirige en octobre-novembre 1297 des campagnes qui le mènent jusque dans le Cumberland et le Northumberland, tout en faisant régner l'ordre dans les territoires sous son pouvoir. Il est proclamé avant mars 1298 « gardien du royaume d'Écosse ». Édouard Ier doit intervenir en personne, abandonnant un temps le continent - où il appuyait les Flamands contre la France - pour reprendre le contrôle de l'Écosse. Il reprend Berwick en juillet 1298, puis Roxburgh. Il parvient à couper le chemin de Wallace à Falkirk. L'armée écossaise y est écrasée le 22 juillet 1298 - 2 000 morts. C'est la fin de l'épopée de Wallace.

 

 

 

 

 


 

Guy Fawkes

 

 

 

Guy Fawkes ,   (né 1570 ,  York , Eng.-mort le 31 janvier 1606 ,  Londres ), soldat britannique et le participant le plus connu dans leGunpowder Plot . Son objet était de faire sauter le palais de Westminster lors de la Cérémonie d'ouverture du Parlement, tandis que James I  ,le roi tyrannique et ses principaux ministres se rencontraient  au sein du parlement.Ceci était une action prévue  en représailles pour avoir  augmenté l'oppression sur les catholiques romains en Angleterre .

 

Fawkes était un membre d'une  éminente famille du  Yorkshire  et un converti au catholicisme romain. Son esprit aventureux, ainsi que son zèle religieux, l'ont amené à quitter l'Angleterre protestante (1593) et s'enrôler dans l'armée espagnole aux Pays-Bas. Là, il a gagné une réputation de grand courage et de détermination . Pendant ce temps, l'instigateur du complot,Robert Catesby , et son petit groupe de catholiques ont convenu qu'ils avaient besoin de l'aide d'un militaire qui ne serait pas aussi facilement reconnaissable comme ils l'étaient. Ils expédièrent donc  un homme aux Pays-Bas en Avril 1604 pour enrôler Fawkes, qui, sans connaître les détails précis de l'intrigue, retourna en Angleterre et se joingnit à eux.

Les comploteurs avaient  loué une cave s'étendant sous le palais, et Fawkes avait préparé  36 (certaines sources disent moins)  barils de poudre qu'il avait  camouflé avec des charbons et de fagots. Mais le complot fut  découvert, et Fawkes arrêté (la nuit du 4 au 5 novembre, 1605). Seulement après avoir été torturé sur la grille a-t-il révélé les noms de ses complices. Jugé et reconnu coupable devant une commission spéciale (27 janvier 1606), il a été exécuté en face du bâtiment du Parlement.

La célébration du Guy Fawkes Day (5 Novembre) comprend des feux d'artifice, les enfants mendiants masqués réclament  "un sou pour le gars», et la combustion de petites effigies de conspirateur.

 


 

Georges Washington

 

 

 

 

 


 

 

 

Louis-Joseph Papineau

Louis-Joseph Papineau s'adressant à la foule,en 1837.

Louis-Joseph Papineau est né le 7 octobre 1786 à Montréal et il est baptisé le même jour en l'église Notre-Dame de Montréal[4]. Il est le fils de Joseph Papineau, notaire et politicien, et de Rosalie Cherrier. Son parrain est Louis Payet, le curé qui a célébré le baptême, et sa marraine est Marie-Anne Cherrier, veuve de Toussaint Lecavelier.

En 1802, le père devient seigneur en achetant la seigneurie de La Petite-Nation au séminaire de Québec. La famille entre ainsi dans la bourgeoisie canadienne-française. Louis-Joseph entra au collège de Montréal, puis au Petit Séminaire de Québec.

Il sert comme officier de milice du Bas-Canada. Il est Capitaine au 5e Bataillon de la Milice d'Élite et Incorporée le 6 octobre 1812. Lieutenant au 2e Bataillon Montréal le 3 avril 1811; enseigne le 1er août 1803. Assistant juge avocat. Le 23 décembre 1813, il remplace Louis Lévesque comme juge-avocat.

Suivant les traces de son père, il délaisse quelque peu la pratique du droit et s'implique en politique. Élu dans le comté de Kent à l'élection générale de 1808, il entre au Parlement du Bas-Canada. Il se joint au Parti canadien qui est largement majoritaire en chambre.

Le 21 janvier 1815, il est élu Orateur (speaker, c'est-à-dire président) de la Chambre d'assemblée du Bas-Canada. La même année, il succède à Pierre-Stanislas Bédard et devient chef du Parti canadien. Il poursuit la politique du parti qui lutte contre le favoritisme dans l'attribution des postes de fonctionnaires et dénonce les abus des conseils législatif et exécutif nommés par le gouverneur. En 1820, il refuse une place dans le conseil législatif formé par le gouverneur Dalhousie.

Au début de sa carrière politique, Papineau est un monarchiste convaincu, adepte des thèses d'Edmund Burke, qui appuyait le système politique britannique et n'avait pas alors d'intérêt pour celui des États-Unis. À l'occasion de la mort du roi George III du Royaume-Uni en 1820, il prononça un discours contre la France de Louis XV et pour le régime britannique dont des copies circulèrent jusqu'en Angleterre[6].

En décembre 1822, il part pour Londres avec John Neilson dans le but de présenter une pétition de quelque 80 000 noms contre le projet d'union du Haut et du Bas-Canada soumis en secret à la Chambre des communes de Londres par des représentants du commerce et de l'administration publique, en juillet de la même année[7].

En 1826, il se retrouve à la tête du Parti patriote, un parti canadien réformé et jugé plus radical par plusieurs politiciens de l'époque.

En 1831, il contribue, par son rôle prépondérant dans l'Assemblée, à faire voter une loi garantissant l'égalité politique de tous les citoyens, sans égard à la religion. Ceci permit entre autres aux Juifs de tenir des registres civils dans le pays et d'accéder aux fonctions publiques. Cette loi fut un précédent dans l'histoire de l'Empire britannique.

Dans La Minerve du 3 février 1834, Papineau dénonce le fait que certaines femmes propriétaires utilisent un vide juridique de l'Acte constitutionnel de 1791 qui leur permet de voter aux élections et il écrit : « Il est odieux de voir traîner aux hustings des femmes par leurs maris, des filles par leurs pères souvent contre leur volonté. L’intérêt public, la décence, la modestie du sexe exigent que ces scandales ne se répètent plus »[8]. En 1849, le gouvernement La Fontaine-Baldwin « corrige cette irrégularité historique en interdisant aux femmes de voter »[8].

Il participe au comité qui rédige les 92 résolutions[9], votées par l'Assemblée législative le 21 février 1834.

 

Louis-Joseph Papineau a fait un discours lors du débat parlementaire qui se nomme Les Quatre-vingt-douze résolutions (1834). Ce discours a été fait le 18 février 1834 à la Chambre, suite à la présentation des Quatre-vingt-douze résolutions faites par Louis-Joseph Papineau, Elzéar Bédard et Augustin-Norbert Morin, à la Chambre par Elzéar Bédard, le 17 février 1834. Ce manifeste a été fait à l’occasion de l’état de crise politique, économique et sociale dans la colonie du Bas-Canada. Ce discours politique a été fait afin de convaincre les gens de la Chambre d’envoyer ce manifeste au Roi du Royaume-Uni pour ainsi voir des changements dans la façon de diriger la colonie par le régime britannique, avoir la responsabilité ministérielle, voir transformer le Conseil législatif en Conseil électif, dénoncer la corruption des fonctionnaires, du gouverneur et du système parlementaire qui n’est pas démocratique, avoir le respect d

La mural Louis-Joseph Papineau de George Juhacz et Jean Cartier présente dans la station de métro Papineau à Montreal.

e la langue française et celui de la religion catholique, etc. À la Chambre, il y a les radicaux et les modérés du Parti patriote ainsi que les bureaucrates. C’est à eux que s’adresse ce discours. Avec le discours, on peut découvrir une image du nationalisme bas canadien de la part de Louis-Joseph Papineau. Celui-ci aime son pays, c’est la raison pour laquelle il veut le défendre. Il veut voir changer l’administration du gouvernement du Bas-Canada. Il veut aussi le bien du pays autant sur le plan moral, administratif, économique, politique, etc. Finalement, il dénonce la corruption du parti ministériel, une menace pour le Bas-Canada.

Après l'arrivée des 10 résolutions de Russell au Bas-Canada le 6 mars 1837, il prend la direction du mouvement de contestation du peuple et participe à de nombreuses assemblées populaires. Il préconise une solution négociée et non-violente et fonde espoir sur le fait que les Britanniques, fort de leur expérience avec la colonie Américaine en 1776, agiront différemment avec le Canada[10]. Entre autres action pacifique, il préside le comité qui organise le boycott des produits britanniques dans la colonie. Le 15 novembre, il crée le Conseil des patriotes avec Edmund Bailey O'Callaghan.

Il quitte Montréal le 16 novembre après que le gouverneur Gosford ait ordonné la mise à prix des principaux chefs patriotes. (Voir Rébellion des Patriotes) Il gagnera alors la région du Richelieu où il sera reçu chez des proches. Papineau s'exilera aux États-Unis et en France durant 7 ans.

Robert Neilson,premier président de la République autoproclamée du Bas-Canada

Les 92 Résolutions et la lutte des Patriotes

Durant le deuxième quart du 19e siècle, les intérêts de la majorité francophone et d’une minorité agissante d’anglophones sont représentés par le parti Canadien, plus tard rebaptisé parti Patriote, qui domine la Chambre d’assemblée.

En février 1834, les députés du parti Patriote, avec à leur tête Louis-Joseph Papineau, déposent à la Chambre d’assemblée du Bas-Canada les 92 résolutions, dont celle concernant le gouvernement responsable.

En mars 1837, le Parlement britannique adopte les résolutions Russell, qui font fi des requêtes des élus de la Chambre d’assemblée.

Le 7 mai, les personnes présentes à l’assemblée de Saint-Ours adoptent les douze résolutions, lesquelles équivalent, selon l’historien Gérard Filteau, à la « Déclaration des Droits des Canadiens ».

Première du genre, l’assemblée amorce au Bas-Canada la ronde d’assemblées anti-coercitives que l’administration coloniale interdira dès juin.

Le tout sans aucun résultat, puisque les assemblées se succèdent jusqu’à leur point culminant, le 23 octobre, à Saint-Charles-sur-Richelieu (village Debartzch).

Le 18 novembre 1837, sir John Colborne ordonne aux troupes britanniques de débusquer les patriotes et d’écraser la rébellion dans l’œuf.

Le 23, sous le commandement du Dr Wolfred Nelson, les patriotes repoussent à Saint-Denis les troupes du colonel Charles Stephen Gore.

Deux jours plus tard, ils perdront la bataille de Saint-Charles aux mains des hommes du lieutenant-colonel Georges Augustus Wetherall.

Le 6 décembre, en route vers Saint-Césaire, les patriotes affrontent des loyaux à Moore’s Corner. Le 14 décembre, l’armée de sir John Colborne, composée de réguliers et de volontaires, l’emporte à Saint-Eustache contre les patriotes.

Fort de l’appui populaire américain, Robert Nelson – frère cadet de Wolfred – entend bien envahir le Canada, tandis que Louis-Joseph Papineau juge qu’en l’absence de soutien de la part du gouvernement américain, une telle tentative est vouée à l’échec.

Le 28 février 1838, Robert Nelson, par défi, il déclare l’indépendance du Canada et proclame la république du Bas-Canada à Caldwell’s Manor, château fort des loyaux. La tentative se solde par un échec.

Les patriotes fondent alors une organisation secrète afin d’unir tous ceux voulant lutter pour l’indépendance canadienne : l’Association des Frères chasseurs.

Le 4 novembre 1838, Nelson déclare à nouveau l’indépendance du Bas-Canada. Proclamé président de la République du Bas-Canada, il envoie un fort détachement de ses hommes en direction de la frontière.

À leur retour, le 7, ceux-ci sont défaits à Lacolle par les milices formées de loyaux de la région, abandonnant leurs armes derrière eux. Malgré cette perte, les Frères chasseurs, avec Nelson à leur tête, affrontent deux jours plus tard à Odelltown les troupes régulières et les volontaires loyaux. Ce dernier affrontement sonne le glas de la cause patriote.

Depuis ce temps, les rébellions de 1837 et 1838 ont souvent marqué la mémoire collective et, ce faisant, leur commémoration a suscité maintes controverses.